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Le service postal

Environnement International

Le Sénégal porte de l’Afrique, est comme un timbre poste sur le dos du Continent Noir.
Son secteur postal est un des plus forts de l’Afrique de l’Ouest.
Son Opérateur public, la SN la Poste est en étroite collaboration avec les postes d’Afrique, d’Europe, bref du Monde.
Elle est membre de différentes organisations postales.

C’est le 14 juin 1961, que la Poste Sénégalaise a adhéré à l’Union Postale Universelle (UPU). Son unité de contribution au budget de l’UPU s’élève à **1.
Lors du dernier Sommet de l’UPU qui s’est tenu à Bucarest du 15 Septembre au 5 Juin 2004, le Sénégal a été élu membre du Conseil d’Administration de l’Union. Cinq années auparavant, (1999-2004) il a été membre du Conseil d’ Exploitation Postale.

 

Le Sénégal siége également parmi les 20 pays membres du Conseil d’Administration de l’Union Panafricaine des Postes (UPAP).
Le choix s’est porté sur le pays lors de la 6eme Session Ordinaire des Plénipotentiaires qui s’est tenue à Tunis au mois de Juin 2004.

Sa candidature a été également acceptée pour abriter le rendez vous de la plus haute instance de l’UPAP. Il s’agit de la 7eme session ordinaire prévue en 2008.
La Conférence des Plénipotentiaires constitue l’instance suprême de l’Union.
Le Sénégal montre, ainsi, qu’il est un pôle postal en Afrique.
L’UPAP qui regroupe les pays Membre de l’ OUA coordonne toutes les décisions en matière de développement des services postaux en Afrique.

Le Sénégal fait partie des 35 premiers Etats qui ont signé la Convention portant création de l’UPAP, le 18 janvier 1980.
Aujourd’hui, l’union postale africaine traverse une crise financière due à des arriérés de contribution qui s’élèvent à 4,200 millions de dollars.
Cependant, le Sénégal n’a pas d’arriérés en ce qui concerne ces cotisations là.

 

La Conférence des Postes de l’Afrique de l’Ouest (CPAO) est une organisation sous régionale regroupant les opérateurs postaux en charge du service universel.
La Société Nationale LA POSTE en est membre depuis sa création, le 14 décembre 2001 au BURKINA FASO.
Ainsi, la SN LA POSTE, participe-elle :

 

  • au développement des postes de la sous région, à la promotion de l’accès des populations urbaines et rurales à des services postaux et financiers de qualité et notamment aux Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication.
  • à l’harmonisation des positions sur les questions postales internationales et la réalisation de projets communs de développement.

**En fait au sein de l’UPU les dépenses budgétaires sont financées conjointement par les pays- membres. Selon un système de classes de contribution. Lors de leur admission, les nouveaux membres peuvent choisir l’une des 10 classes de contribution comprenant de là 1 à 50 unités.


Organisation du secteur

Le secteur postal au Sénégal est constitué d’acteurs qui sont :

 

* le Ministère des Postes, des Télécommunications et des NTIC
* l’opérateur historique public, la SN la Poste
* les opérateurs du Privé
* les consommateurs

 

Le Ministère a pour mission:

 

  • le suivi et la coordination de la politique sectorielle définie par le chef de l’Etat dans le secteur postal
  • l’élaboration des textes législatifs et réglementaires
  • la représentation de l’Etat auprès des Organisations Internationales

Le Gouvernement, par le biais du Ministère de tutelle, prenant acte de ces évolutions qui rendent obsolètes le cadre législatif et réglementaire actuel, a décidé d’adapter ce cadre et d’ouvrir légalement à la concurrence certains segments de marchés aujourd’hui de facto libéralisés. A l’avenir et en fonction des évolutions du secteur, une plus grande ouverture à la concurrence pourra être progressivement mise en œuvre.

 


l’opérateur historique public, la SN la Poste

 

Historique de la Poste

L’histoire de la poste sénégalaise coïncide avec celle de la conquête coloniale, pour avoir servi d’outil indispensable pendant cette période.

 

Il n’existait pas de service postal organisé avant l’arrivée des colonisateurs.
L’échange des nouvelles se faisait par des piétons ou des cavaliers et le plus souvent, ils étaient aux services des Rois et des Chefs de provinces.

 

Avant, la transmission de messages importants sur courtes distances se faisait à l’aide de Tambour ou de Tam-tam. Et il s’agissait d’annoncer des événements tels que les mariages, les naissances, les baptêmes, les décès, les attaques d’ennemies, les préparatifs d’une expédition militaire.

 

A l’époque de la conquête coloniale, un système de communication plus rapide s’imposait.
Et pour les souverains, communiquer entre eux ou avec leurs sujets éparpillés à travers le pays devenait de plus en plus nécessaire.
Des lors, ils disposaient dans leur cours d’un service épistolaire chargé des correspondances.
Des personnes, maîtrisant les langues arabes, françaises et autres langues africaines, étaient à la charge de ce service qui, de plus en plus avait l’allure d’un service postal.

 

On peut réellement parler de courrier postal au Sénégal qu’à partir de 1626.
Année qui marque le début des relations postales entre le Sénégal et la France.
En 38 ans les 1ers vaisseaux et bateaux de l’association des marchands de Dieppe et de Rouen auront fait le transport de courrier postal entre les deux pays.

En 1758, cette association sera remplacée par d’autres compagnies notamment, celle des Indes qui se chargera du transport du courrier postal entre l’Europe et la Côte Africaine.

En 1781, le Sénégal fut occupé par la France. Les relations entre la métropole et sa colonie s’intensifièrent.

En 1850, le service postal connût une nouvelle organisation, et en1851, le courrier postal entre Gorée et St Louis est confié à de simple gens qui traversaient le fleuve et la mer à l’aide de pirogue.

 

1855 marque le début de la conquête de la colonie sénégalaise par Faidherbe, colonie qui jusqu’alors ne se composait que de rares comptoirs. Un service postal réservé à la correspondance officielle devint nécessaire. On songea ainsi à placer des lignes télégraphiques à travers tout le pays.
C’est en 1879 que le Sénégal connût une vraie organisation postale quasi identique à celle de la France.

En 1900 le service postal était au summum. Les principaux centres étaient tous reliés entre eux et au chef lieu, d’où l’existence d’un réseau télégraphique couvrant presque toute la colonie.

 

Les moyens de transport par voie terrestre, maritime et fluviale s’offraient au service des postes. Et dans les zones où n’ y avaient pas de fleuve, de mer ou de chemins de fer, on recrutait au niveau des villages un courrier postal piéton.

 

Statuts et évolution juridique

De l’OPT à SN LA POSTE

 

La Poste Fédérale de l’AOF devint en 1960 l’Office des Postes et Télécommunications (OPT).
Par l’ordonnance n° 60-22 du 03 octobre 1960, l’OPT devint ainsi un organisme à « caractère industriel et commercial doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière », placée sous tutelle du Ministre des Transports et des Télécommunications.

Consacrée par la Loi 85-35 du 23 juillet 1985, l’Office des Postes et de la Caisse d’Epargne (OPCE) succède à l’OPT.
Elle aura le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle du Ministère de l’information, des Télécommunications et des Relations avec les Assemblées.
Avec ce changement de statut, l’exploitation des télécommunications est désormais confiée à la Sonatel.

 

Ce n’est que 10 ans plus tard qu’on assistera à un autre changement de statut.
L’appellation sera Société Nationale La Poste. Ce changement de statut est consacré par la loi n° 95-24 du 29 Août 1995. Ce nouveau statut confère à La Poste « une autonomie de gestion afin de mieux répondre aux besoins du marché et de faire face à la concurrence de plus en plus accrue »
Elle sera placée sous la tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication.

 

Organisation et fonctionnement

C’est ce statut de Société Nationale que La Poste a conservé jusqu’à nos jours. Son organisation et son fonctionnement sont déterminés par le décret 1025 du 27 novembre 1995 portant statut de La Poste.

Le personnel est composé pour l’essentiel de salariés au sens du code du travail et d’un corps de fonctionnaires en voie d’extinction.
Un Conseil d’Administration, un Comité de Direction et un Directeur Général assurent l’administration de la SN la POSTE. C’est en Assemblées Générales Ordinaires ou Extraordinaires que les actionnaires se réunissent.
L’Assemblée Générale des Actionnaires est composée de 16 membres au Maximum.
Elle comprend notamment les membres du Conseil d’Administration et les représentants :

 

  • du Ministère chargé de l’Industrie
  • du Ministère chargé de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire
  • du Ministère de l’Equipement
  • du Ministère chargé de la Justice
  • du Ministère chargé du Travail
  • du Ministère chargé des Forces Armées.

L’Assemblée Générale Ordinaire est réunie une fois par an, dans les 6 mois de la clôture de l’exercice sur la convocation du Conseil d’Administration.
L’Assemblée Générale est également convoquée par le Conseil d’Administration lorsqu’il est requis par les ministres de tutelle ou le Contrôleur Financier ou les commissaires aux comptes.
L’ Assemblée Générale Extraordinaire est convoquée dans les mêmes conditions, elle est appelée à délibérer sur toute modification du capital ou des statuts

 

Grâce à ce changement institutionnel la SN LA POSTE est devenue plus souple et plus autonome dans son mode de gestion. Elle est restée fidèle à ses missions publiques qui s’articulent autour du courrier et des transactions financières.
Aujourd’hui elle se distingue particulièrement dans trois domaines :

  • la Collecte, le Traitement, l’Acheminement et la Distribution dans les conditions de rapidité et de sécurité optimales ;
  • la Collecte et le Transfert de fonds et valeurs ;
  • le Développement de la Monnaie scripturale.

Les différents directeurs

-Ibrahima Ndiaye DG OPT de décembre 1962 à janvier 1973

-Ndaraw Cissé DG OPT de janvier 1973 à juin 1976

-Mahady Diallo DG OPT de juin 1976 à novembre 1978

-Assane Ndiaye DG OPT de novembre 1978 à novembre 1983

-El Hadj Malick Sy DG OPT/OPCE de novembre 1983 à juin 1987

-Serigne Ahmadou Camara DG OPCE de juin 1987 à décembre 1993

-Ibrahima Sarr DG OPCE de décembre 1993 à mai 2000

-Iba joseph Bass DG La Poste de mai 2000 à Août 2004

-Mamadou Thior DG La Poste août 2004

Les Opérateurs du Privé

Bien que traditionnellement fournies dans un cadre monopolistique, les activités postales sont aujourd’hui réalisées par différents acteurs nationaux et étrangers parmi lesquels :

Les intégrateurs internationaux ;
Les sociétés de transit ;
Les sociétés d’envoi express (DHL ; CHRONOPOST ect)
Les banques ;
Le secteur informel ;

 

La Régulation du Secteur

En application de la loi portant « cadre de régulation pour les entreprises concessionnaires de service public », le Gouvernement s’engage à mettre en place dans les meilleurs délais, un organe chargé d’assurer la régulation du secteur postal, de réglementer les transactions commerciales qui s’y opèrent et de clarifier ainsi les statuts, rôles, et responsabilités des différents intervenants, notamment en ce qui concerne la prise en charge du service postal universel. Un cadre juridique de régulation postale (actes législatifs et réglementaires) sera mis en place à cet effet.
Pour ce faire et dans les meilleurs délais, les activités de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) pourront être étendues, et il sera créé au niveau de cette agence un département chargé de la régulation du secteur postal.
L’organisation et le fonctionnement de ce département feront l’objet d’un additif à la loi portant code des télécommunications.

 

Les Consommateurs

LISTE DES ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS

 

AU NIVEAU NATIONAL

1) Coordination nationale des Associations de Consommateurs (CONAC) Regroupant l'ADEC, L'ADETELS, l'ASDEC
Tel : 824 80 06

 

2) UNCS Sicap Amitié I n° 3065
Tel : 823 46 68
Email : uncs1@hotmail.com

 

3) ASCOSEN Permanence : Chambre de Commerce
Tél : 823 71 89 - Fax : 821 5074 - Président joignable : 635 07 07
www.ascosen.sn
Email : ascosen@hotmail.com

 

4) SOS CONSOMMATEURS Baie de Hann, Route de Marinas villa n° X 3
www.geocities.com/sosconsommateurs2002
Fax : 821 23 94

AU NIVEAU REGIONAL ET INTERNATIONAL

Regioanl Office for Africa (ROAF) 31A Lincoln Road, Belgrave, Private Bag A6215 Avodale, Harare, Zimbabwe
Tel : 263 4 302283, 307259/60,3025440 Fax : 263 4 303092
Email : roafaharae.iafrica.com

 

 

 

Les chiffres clés

LES CHIFFRES CLES en 2003

Le monde postal en chiffre

 

Plus de 81% de la Population Mondiale reçoivent leur courrier à domicile.
Le réseau mondial comprend 660 000 bureaux de poste et 5.000.000 d’employés.

 

Dans les pays industrialisés un bureau de poste dessert 370 habitants.
En Afrique, un bureau de poste dessert 45.000 habitants.
L’Afrique compte 2% des bureaux de poste (14.434) et 1% des postiers (70.255).

 

Les pays industrialisés comptent 26% des bureaux de poste (175.566) et 48% des postiers
(2.368.630) c'est-à-dire un bureau de poste dans les pays industrialisés comptent presque 2 fois plus d’agents qu’un bureau de poste en Afrique

 

L’Afrique occupe la 3eme place en terme de revenus par employé (8.000 DTS) derrière les pays industrialisés (67.000 DTS) et les pays d’Amérique Latine et Caraïbes (11.000 DTS).

 

Le nombre d’envois de la poste aux lettres traités par an est de 424,5 Milliards pour le courrier intérieur et de 6,028 Milliards pour le courrier international.

 

Le nombre de colis postaux traités par an est de 4, 368 Milliards pour le service intérieur et de 47 millions pour le service international.

 

58% des recettes postales mondiales sont générées par la poste aux lettres, 23% par les colis postaux et la logistique, 14% par les services financiers et 5% par d’autres services.

 

Les innovations



La politique sectorielle

1. Contexte

Au niveau mondial, on dénombre aujourd’hui plus de 650 000 bureaux de poste et environ 5 millions d’employés traitent quotidiennement un volume de 20 millions de lettres. Les services postaux représentent pour les populations, notamment celles défavorisées, un des plus importants moyens de communication du point de vue des transmissions de courrier et des transferts de fonds. Au Sénégal, le secteur postal traditionnellement constitué du service universel du courrier, des services financiers postaux, et aujourd’hui d’une diversité de services postaux à valeur ajoutée, occupe une place importante dans l’économie nationale. Il fait partie du secteur des services, qui représente plus de 50 % de la PIBE du pays. Les activités postales occupent une population active de 3 000 personnes environ, auxquels viennent s’ajouter les nombreux emplois indirects des secteurs connexes (transports, imprimerie…)

 

Le secteur postal est constitué des activités suivantes :

- la poste aux lettres ;
- la messagerie comprenant les paquets et les colis. Cette activité s’est diversifiée avec l’intégration progressive de services à valeur ajoutée en amont et en aval de la chaîne logistique ;
- les mandats postaux et les transferts rapides de fonds ;
- les services financiers : chèques postaux et caisse d’épargne, paiement ;
- les autres services postaux à valeur ajoutée développés sur la base des technologies de l’information (gestion des adresses, publipostage, gestion du courrier des grands clients,, internet, échange électronique de données – EDI, e-commerce…).

Bien que traditionnellement fournies dans un cadre monopolistique, les activités postales sont aujourd’hui réalisées par différents acteurs nationaux et étrangers parmi lesquels :

- les intégrateurs internationaux ;
- les sociétés de transit ;
- les sociétés d’envoi express ;
- les banques ;
- le secteur informel ;
- l’opérateur public la SN LA POSTE.

Au Sénégal, ces évolutions accentuent le décalage entre le cadre légal et réglementaire en vigueur, basé sur le monopole, et la réalité de marché postal caractérisée par une concurrence de facto.

 

Transformée en société nationale en 1995, LA SN LA POSTE représente un volume annuel de courrier d’environ 18 millions de lettres et 500 000 paquets et colis. Elle a collecté, au titre de la Caisse Nationale d’Epargne, un montant de 15,9 milliards de FCFA de dépôts en 2001. Les volumes de transfert à travers les CCP, les mandats et autres modes de transfert, dépassent les 120 milliards de FCFA par an.

 

En 2001, la SN LA POSTE employait environ 1700 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 7,9 milliards de FCFA, et une valeur ajoutée de plus de 6 milliards de FCFA.

 

Avec 135 bureaux de poste et une trentaine de « postchances » (points de services postaux dont le nombre est appelé à croître dans les mois qui viennent), la SN LA POSTE dispose de l’un des réseaux de services de proximité les plus denses au Sénégal.

 

L’introduction des nouvelles technologies dans le marché postal a entraîné une diversification des produits, des services, et des innovations dans l’offre qui relèguent certains services et produits postaux à l’obsolescence. En même temps, ce bouleversement technologique a suscité des besoins nouveaux, et ouvrent de nouvelles perspectives. Les nouvelles technologies ont affecté les modes de production, de distribution et d’organisation des entreprises postales qui ont été conduites à mettre en œuvre des réformes structurelles pour s’adapter au nouveau contexte et assurer la continuité de leurs activités.

2. Objectifs

Le gouvernement qui est conscient que la condition absolue du succès de la réforme postale et de l’atteinte des objectifs mentionnés ci-après réside dans l’amélioration de la gouvernance et la clarification des relations entre l’état et la SN LA POSTE. Toutes les mesures nécessaires seront prises pour satisfaire cette condition. Parallèlement, les objectifs qu’entend poursuivre le gouvernement pour le développement du secteur postal, conformément à la stratégie postale de Beijing définie par l’union postale universelle, couvrent cinq axes :

1. améliorer la performance globale du secteur postal par une ouverture progressive du marché au secteur privé ;
2. mettre à niveau le cadre juridique et réglementaire, et renforcer la fonction de régulation sectorielle ;
3. sauvegarder le droit à la communication des citoyens à travers un mécanisme de financement adéquat du service universel postal ;
4. transformer l’opérateur postal historique, la Société Nationale LA POSTE, en une entreprise moderne et efficace, à travers la mise en place d’un Plan Stratégique qui permettra à l’Opérateur Postal historique d’évoluer dans un cadre concurrentiel ;
5. promouvoir le développement soutenable des services financiers postaux afin d’offrir à une plus grande partie de la population un accès plus large à des services d’épargne, de prêts et d’assurances, et des opportunités accrues d’utiliser l’épargne mobilisée en faveur de l’investissement privé.

Le gouvernement du Sénégal exprime ainsi sa volonté de faire du secteur de la poste, un support moteur de l’économie nationale. Le suivi de la réalisation de ces objectifs sera assuré en référence aux dates butoirs spécifiées en annexe 1 et aux indicateurs de performance détaillés en annexe 2.

 

3. Stratégie de développement sectoriel

L’essor de l’économie postale appelle de nouvelles orientations stratégiques et des réformes profondes, qui font l’objet d’un programme impliquant le Gouvernement, l’Opérateur Public Poste, et les autres acteurs du secteur (notamment les concurrents, les consommateurs, les fournisseurs).

 

Pour atteindre les objectifs définis ci-dessus, le Gouvernement entend mettre en œuvre une stratégie basée sur quatre principaux axes :

 

3.1. organisation du secteur postal

Le gouvernement du Sénégal entend promouvoir le secteur postal autour de l’organisation des missions confiées à l’opérateur public la SN LA POSTE (service universel, service public, service réservé), et de l’ordonnancement juridique du secteur (relations avec l’autorité de tutelle et avec l’actionnaire).

 

Jusqu’ici la réglementation postale issue du traité de la Conférence des Postes et Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (CAPTEAO) conférait à l’opérateur public un monopole sur l’ensemble du courrier d’un poids inférieur ou égal à 2 kilogrammes. Néanmoins, les besoins de la clientèle ont induit une ouverture de fait de certains segments à la concurrence.

 

Prenant acte de ces évolutions qui rendent obsolètes le cadre législatif et réglementaire actuel, le gouvernement a décidé d’adapter ce cadre et d’ouvrir légalement à la concurrence certains segments de marchés aujourd’hui de facto libéralisés, tels que détaillés ci-après. A l’avenir et en fonction des évolutions du secteur, une plus grande ouverture à la concurrence pourra être progressivement mise en œuvre.

 

a) le service postal universel

En partant des principes directeurs retenus par l’Union Postale Universelle (UPU), le gouvernement du Sénégal, pour défendre et sauvegarder le droit à la communication de tous les citoyens, définit le Service Postal Universel (SPU) comme suit.

- le service universel du courrier circonscrit :
• à la levée, le tri, le transport et la distribution des envois postaux jusqu’à 2 kilogrammes,
• aux services relatifs aux envois recommandés, avec valeur déclarée, par express et à livraison attestée ;

 

- les services de paiement de mandat.

Le SPU doit être assuré dans le respect des principes d’équité, de pérennité et d’adaptabilité en recherchant la meilleure efficacité économique et sociale.

En complément à cette définition du SPU, le gouvernement adopte la classification de services postaux ci-après.

b) le service public des postes qui comprend :

• le service postal universel
• les services financiers postaux : le compte courant postal et le compte d’épargne

c) Les services réservés (SR), concession d’une partie du service postal universel à un opérateur désigné comme fournisseur du service postal universel. Ces SR concernent :

• la levée, le tri, le transport et la distribution des envois postaux jusqu’à 500 grammes ou jusqu’à un prix égal à 5 fois le premier échelon du tarif postal ;
• les services relatifs aux envois recommandés, avec valeur déclarée ;

d) La société nationale LA POSTE est désignée comme opérateur public et fournisseur du service postal universel et, à ce titre est concessionnaire du service réservé. Un cahier des charges préparé par l’autorité de régulation définira les droits et obligations de la SN LA POSTE au regard de la mise en œuvre du service universel.

 

En contrepartie des coûts liés aux obligations de service universel, le gouvernement s’engage à mettre en place un mécanisme de compensation annuelle des charges supplémentaires générées par la fourniture du service postal universel sur l’ensemble du territoire national.

 

e) L’Etat actionnaire et la SN LA POSTE s’entendront, sur une base contractuelle, sur les objectifs assignés à la SN LA POSTE (performance financière, productivité, qualité de service…) et les droits et obligations réciproques sous-jacentes, en particulier en ce qui concerne la prise en compte des coûts liés aux obligations de service public.

 

3.2. Organe de régulation et ordonnancement juridique du secteur

En application de la loi portant « cadre de régulation pour les entreprises concessionnaires de service public », le Gouvernement s’engage à mettre en place dans les meilleurs délais, un organe chargé d’assurer la régulation du secteur postal, de réglementer les transactions commerciales qui s’y opèrent et de clarifier ainsi les statuts, rôles, et responsabilités des différents intervenants, notamment en ce qui concerne la prise en charge du service postal universel. Un cadre juridique de régulation postale (actes législatifs et réglementaires) sera mis en place à cet effet.

 

Pour ce faire et dans les meilleurs délais, les activités de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) pourront être étendues, et il sera créé au niveau de cette agence un département chargé de la régulation du secteur postal.

 

L’organisation et le fonctionnement de ce département feront l’objet d’un additif à la loi portant code des télécommunications.

 

3.3. Programme de modernisation de l’opérateur historique

Afin d’améliorer sa performance globale et de réduire le coût de la fourniture du service postal universel, l’opérateur historique doit être modernisé et se préparer à faire face à la concurrence croissante dans le secteur.

 

Un plan stratégique de l’entreprise, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement sectoriel du Gouvernement, sera mis en œuvre afin de permettre à la SN LA POSTE d’accroître sa productivité et d’adapter la qualité de ses services aux normes internationales et aux besoins de la clientèle. Les objectifs stratégiques visés par ce Plan à l’horizon 2006 concernent :

- la restructuration financière ;
- la modernisation de l’équipement et du fonctionnement du réseau ;
- l’adaptation de l’offre de services à l’évolution de la demande ;
- la filialisation des services soumis à la concurrence, en particulier les services financiers et les activités d’express.

Ce plan stratégique à moyen terme, sous-tend le programme continu d’amélioration du fonctionnement et de la performance de la SN LA POSTE.

3.4. Services financiers postaux

Dans ce secteur, la SN LA POSTE constitue un vecteur irremplaçable pour l’accès des populations défavorisées et vivant en milieu rural ou péri-urbain aux services financiers de base. De plus, dans le cadre du projet de la Banque centrale relatif au développement de l’interbancarité et des services monétiques et services de paiement basés sur les nouvelles technologies, projet dans lequel la SN LA POSTE occupe une place de premier plan, le Gouvernement a décidé par directive présidentielle de la filialisation des services financiers postaux.

 

Cette mesure permettra d’accroître le taux de bancarisation des populations, de renforcer la collecte de l’épargne domestique à destination de l’investissement, et d’offrir un support de consolidation des activités des institutions financières mutualistes. Grâce à la bancarisation de ses services financiers, la SN LA POSTE pourra consolider sa part de marché global par un enrichissement de sa gamme de produits et services, et un renforcement de sa force de vente.

Le service universel

 

En partant des principes directeurs retenus par l’Union Postale Universelle (UPU), le Gouvernement du Sénégal, pour défendre et sauvegarder le droit à la communication de tous les citoyens, définit le Service Postal Universel (SPU) comme suit.

- le service universel du courrier circonscrit :
• à la levée, le tri, le transport et la distribution des envois postaux jusqu’à 2 kilogrammes,
• aux services relatifs aux envois recommandés, avec valeur déclarée, par express et à livraison attestée ;
- les services de paiement de mandat.
Le SPU doit être assuré dans le respect des principes d’équité, de pérennité et d’adaptabilité en recherchant la meilleure efficacité économique et sociale.

 
 

 

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