Le Sénégal porte
de l’Afrique, est comme un timbre poste
sur le dos du Continent Noir.
Son secteur postal est un des plus forts de l’Afrique
de l’Ouest.
Son Opérateur public, la SN la Poste est
en étroite collaboration avec les postes
d’Afrique, d’Europe, bref du Monde.
Elle est membre de différentes organisations
postales.
C’est le 14 juin 1961,
que la Poste Sénégalaise a adhéré
à l’Union Postale Universelle
(UPU). Son unité de contribution
au budget de l’UPU s’élève
à **1.
Lors du dernier Sommet de l’UPU qui s’est
tenu à Bucarest du 15 Septembre au 5 Juin
2004, le Sénégal a été
élu membre du Conseil d’Administration
de l’Union. Cinq années auparavant,
(1999-2004) il a été membre du Conseil
d’ Exploitation Postale.
Le Sénégal siége également
parmi les 20 pays membres du Conseil d’Administration
de l’Union Panafricaine des Postes
(UPAP).
Le choix s’est porté sur le pays
lors de la 6eme Session Ordinaire des Plénipotentiaires
qui s’est tenue à Tunis au mois de
Juin 2004.
Sa candidature a été également
acceptée pour abriter le rendez vous de
la plus haute instance de l’UPAP. Il s’agit
de la 7eme session ordinaire prévue en
2008.
La Conférence des Plénipotentiaires
constitue l’instance suprême de l’Union.
Le Sénégal montre, ainsi, qu’il
est un pôle postal en Afrique.
L’UPAP qui regroupe les pays Membre de l’
OUA coordonne toutes les décisions en matière
de développement des services postaux en
Afrique.
Le Sénégal fait partie des 35 premiers
Etats qui ont signé la Convention portant
création de l’UPAP, le 18 janvier
1980.
Aujourd’hui, l’union postale africaine
traverse une crise financière due à
des arriérés de contribution qui
s’élèvent à 4,200 millions
de dollars.
Cependant, le Sénégal n’a
pas d’arriérés en ce qui concerne
ces cotisations là.
La Conférence des Postes de l’Afrique
de l’Ouest (CPAO) est une organisation
sous régionale regroupant les opérateurs
postaux en charge du service universel.
La Société Nationale LA POSTE en
est membre depuis sa création, le 14 décembre
2001 au BURKINA FASO.
Ainsi, la SN LA POSTE, participe-elle :
au développement des postes de la
sous région, à la promotion de
l’accès des populations urbaines
et rurales à des services postaux et
financiers de qualité et notamment aux
Nouvelles Techniques de l’Information
et de la Communication.
à l’harmonisation des positions
sur les questions postales internationales et
la réalisation de projets communs de
développement.
**En
fait au sein de l’UPU les dépenses
budgétaires sont financées conjointement
par les pays- membres. Selon un système
de classes de contribution. Lors de leur admission,
les nouveaux membres peuvent choisir l’une
des 10 classes de contribution comprenant de là
1 à 50 unités.
Organisation
du secteur
Le secteur
postal au Sénégal est constitué
d’acteurs qui sont :
* le Ministère des Postes,
des Télécommunications et des NTIC
* l’opérateur historique public,
la SN la Poste
* les opérateurs du Privé
* les consommateurs
Le
Ministère a pour mission:
le suivi et la coordination de la politique
sectorielle définie par le chef de
l’Etat dans le secteur postal
l’élaboration des textes législatifs
et réglementaires
la représentation de l’Etat
auprès des Organisations Internationales
Le Gouvernement, par le biais
du Ministère de tutelle, prenant acte de
ces évolutions qui rendent obsolètes
le cadre législatif et réglementaire
actuel, a décidé d’adapter
ce cadre et d’ouvrir légalement à
la concurrence certains segments de marchés
aujourd’hui de facto libéralisés.
A l’avenir et en fonction des évolutions
du secteur, une plus grande ouverture à
la concurrence pourra être progressivement
mise en œuvre.
l’opérateur
historique public, la SN la Poste
Historique
de la Poste
L’histoire
de la poste sénégalaise coïncide
avec celle de la conquête coloniale, pour
avoir servi d’outil indispensable pendant
cette période.
Il n’existait pas de
service postal organisé avant l’arrivée
des colonisateurs.
L’échange des nouvelles se faisait
par des piétons ou des cavaliers et le
plus souvent, ils étaient aux services
des Rois et des Chefs de provinces.
Avant, la transmission de messages
importants sur courtes distances se faisait
à l’aide de Tambour ou de Tam-tam.
Et il s’agissait d’annoncer des
événements tels que les mariages,
les naissances, les baptêmes, les décès,
les attaques d’ennemies, les préparatifs
d’une expédition militaire.
A l’époque de
la conquête coloniale, un système
de communication plus rapide s’imposait.
Et pour les souverains, communiquer entre eux
ou avec leurs sujets éparpillés
à travers le pays devenait de plus en
plus nécessaire.
Des lors, ils disposaient dans leur cours d’un
service épistolaire chargé des
correspondances.
Des personnes, maîtrisant les langues
arabes, françaises et autres langues
africaines, étaient à la charge
de ce service qui, de plus en plus avait l’allure
d’un service postal.
On peut réellement parler
de courrier postal au Sénégal
qu’à partir de 1626.
Année qui marque le début des
relations postales entre le Sénégal
et la France.
En 38 ans les 1ers vaisseaux et bateaux de l’association
des marchands de Dieppe et de Rouen auront fait
le transport de courrier postal entre les deux
pays.
En 1758, cette association
sera remplacée par d’autres compagnies
notamment, celle des Indes qui se chargera du
transport du courrier postal entre l’Europe
et la Côte Africaine.
En 1781, le Sénégal
fut occupé par la France. Les relations
entre la métropole et sa colonie s’intensifièrent.
En 1850, le service postal
connût une nouvelle organisation, et en1851,
le courrier postal entre Gorée et St
Louis est confié à de simple gens
qui traversaient le fleuve et la mer à
l’aide de pirogue.
1855 marque le début
de la conquête de la colonie sénégalaise
par Faidherbe, colonie qui jusqu’alors
ne se composait que de rares comptoirs. Un service
postal réservé à la correspondance
officielle devint nécessaire. On songea
ainsi à placer des lignes télégraphiques
à travers tout le pays.
C’est en 1879 que le Sénégal
connût une vraie organisation postale
quasi identique à celle de la France.
En 1900 le service postal était
au summum. Les principaux centres étaient
tous reliés entre eux et au chef lieu,
d’où l’existence d’un
réseau télégraphique couvrant
presque toute la colonie.
Les moyens de transport par
voie terrestre, maritime et fluviale s’offraient
au service des postes. Et dans les zones où
n’ y avaient pas de fleuve, de mer ou
de chemins de fer, on recrutait au niveau des
villages un courrier postal piéton.
Statuts
et évolution juridique
De l’OPT
à SN LA POSTE
La Poste Fédérale
de l’AOF devint en 1960 l’Office
des Postes et Télécommunications
(OPT).
Par l’ordonnance n° 60-22 du 03 octobre
1960, l’OPT devint ainsi un organisme
à « caractère industriel
et commercial doté de la personnalité
civile et de l’autonomie financière
», placée sous tutelle du Ministre
des Transports et des Télécommunications.
Consacrée par la Loi 85-35 du 23 juillet
1985, l’Office des Postes et de la Caisse
d’Epargne (OPCE) succède à
l’OPT.
Elle aura le statut d’établissement
public à caractère industriel
et commercial placé sous la tutelle du
Ministère de l’information, des
Télécommunications et des Relations
avec les Assemblées.
Avec ce changement de statut, l’exploitation
des télécommunications est désormais
confiée à la Sonatel.
Ce n’est que 10 ans plus
tard qu’on assistera à un autre
changement de statut.
L’appellation sera Société
Nationale La Poste. Ce changement de statut
est consacré par la loi n° 95-24
du 29 Août 1995. Ce nouveau statut confère
à La Poste « une autonomie de gestion
afin de mieux répondre aux besoins du
marché et de faire face à la concurrence
de plus en plus accrue »
Elle sera placée sous la tutelle du Ministère
de la Culture et de la Communication.
Organisation
et fonctionnement
C’est ce statut de Société
Nationale que La Poste a conservé jusqu’à
nos jours. Son organisation et son fonctionnement
sont déterminés par le décret
1025 du 27 novembre 1995 portant statut de La
Poste.
Le personnel
est composé pour l’essentiel de
salariés au sens du code du travail et
d’un corps de fonctionnaires en voie d’extinction.
Un Conseil d’Administration, un Comité
de Direction et un Directeur Général
assurent l’administration de la SN la
POSTE. C’est en Assemblées Générales
Ordinaires ou Extraordinaires que les actionnaires
se réunissent.
L’Assemblée Générale
des Actionnaires est composée de 16 membres
au Maximum.
Elle comprend notamment les membres du Conseil
d’Administration et les représentants
:
du Ministère chargé de l’Industrie
du Ministère chargé de l’Urbanisme
et de l’Aménagement du Territoire
du Ministère de l’Equipement
du Ministère chargé de la Justice
du Ministère chargé du Travail
du Ministère chargé des Forces
Armées.
L’Assemblée Générale
Ordinaire est réunie une fois par an,
dans les 6 mois de la clôture de l’exercice
sur la convocation du Conseil d’Administration.
L’Assemblée Générale
est également convoquée par le
Conseil d’Administration lorsqu’il
est requis par les ministres de tutelle ou le
Contrôleur Financier ou les commissaires
aux comptes.
L’ Assemblée Générale
Extraordinaire est convoquée dans les
mêmes conditions, elle est appelée
à délibérer sur toute modification
du capital ou des statuts
Grâce à ce changement
institutionnel la SN LA POSTE est devenue plus
souple et plus autonome dans son mode de gestion.
Elle est restée fidèle à
ses missions publiques qui s’articulent
autour du courrier et des transactions financières.
Aujourd’hui elle se distingue particulièrement
dans trois domaines :
la Collecte, le Traitement, l’Acheminement
et la Distribution dans les conditions de rapidité
et de sécurité optimales ;
la Collecte et le Transfert de fonds et valeurs
;
le Développement de la Monnaie scripturale.
Les
différents directeurs
-Ibrahima Ndiaye DG OPT de
décembre 1962 à janvier 1973
-Ndaraw Cissé DG OPT de janvier 1973
à juin 1976
-Mahady Diallo DG OPT de juin 1976 à
novembre 1978
-Assane Ndiaye DG OPT de novembre 1978 à
novembre 1983
-El Hadj Malick Sy DG OPT/OPCE de novembre
1983 à juin 1987
-Serigne Ahmadou Camara DG OPCE de juin 1987
à décembre 1993
-Ibrahima Sarr DG OPCE de décembre 1993
à mai 2000
-Iba joseph Bass DG La Poste de mai 2000 à
Août 2004
-Mamadou Thior DG La Poste août 2004
Les
Opérateurs du Privé
Bien que traditionnellement fournies dans un
cadre monopolistique, les activités postales
sont aujourd’hui réalisées
par différents acteurs nationaux et étrangers
parmi lesquels :
Les intégrateurs internationaux
;
Les sociétés de transit ;
Les sociétés d’envoi express
(DHL ; CHRONOPOST ect)
Les banques ;
Le secteur informel ;
La
Régulation du Secteur
En application de la loi portant
« cadre de régulation pour
les entreprises concessionnaires de service
public », le Gouvernement s’engage
à mettre en place dans les meilleurs
délais, un organe chargé d’assurer
la régulation du secteur postal, de réglementer
les transactions commerciales qui s’y
opèrent et de clarifier ainsi les statuts,
rôles, et responsabilités des différents
intervenants, notamment en ce qui concerne la
prise en charge du service postal universel.
Un cadre juridique de régulation postale
(actes législatifs et réglementaires)
sera mis en place à cet effet.
Pour ce faire et dans les meilleurs délais,
les activités de l’Agence de Régulation
des Télécommunications (ART) pourront
être étendues, et il sera créé
au niveau de cette agence un département
chargé de la régulation du secteur
postal.
L’organisation et le fonctionnement de
ce département feront l’objet d’un
additif à la loi portant code des télécommunications.
Les
Consommateurs
LISTE DES ASSOCIATIONS DE
CONSOMMATEURS
AU NIVEAU
NATIONAL
1) Coordination
nationale des Associations de Consommateurs
(CONAC) Regroupant l'ADEC, L'ADETELS, l'ASDEC
Tel : 824 80 06
2) UNCS
Sicap Amitié I n° 3065
Tel : 823 46 68
Email : uncs1@hotmail.com
4) SOS CONSOMMATEURS
Baie de Hann, Route de Marinas villa n°
X 3
www.geocities.com/sosconsommateurs2002
Fax : 821 23 94
AU NIVEAU
REGIONAL ET INTERNATIONAL
Regioanl Office for Africa
(ROAF) 31A Lincoln Road, Belgrave, Private
Bag A6215 Avodale, Harare, Zimbabwe
Tel : 263 4 302283, 307259/60,3025440 Fax
: 263 4 303092
Email : roafaharae.iafrica.com
Les
chiffres clés
LES
CHIFFRES CLES en 2003
Le
monde postal en chiffre
Plus de 81% de la Population Mondiale reçoivent
leur courrier à domicile.
Le réseau mondial comprend 660 000 bureaux
de poste et 5.000.000 d’employés.
Dans les pays industrialisés un bureau
de poste dessert 370 habitants.
En Afrique, un bureau de poste dessert 45.000
habitants.
L’Afrique compte 2% des bureaux de poste
(14.434) et 1% des postiers (70.255).
Les pays industrialisés comptent 26%
des bureaux de poste (175.566) et 48% des postiers
(2.368.630) c'est-à-dire un bureau de
poste dans les pays industrialisés comptent
presque 2 fois plus d’agents qu’un
bureau de poste en Afrique
L’Afrique occupe la 3eme place en terme
de revenus par employé (8.000 DTS) derrière
les pays industrialisés (67.000 DTS)
et les pays d’Amérique Latine et
Caraïbes (11.000 DTS).
Le nombre d’envois de la poste aux lettres
traités par an est de 424,5 Milliards
pour le courrier intérieur et de 6,028
Milliards pour le courrier international.
Le nombre de colis postaux traités par
an est de 4, 368 Milliards pour le service intérieur
et de 47 millions pour le service international.
58% des recettes postales mondiales sont générées
par la poste aux lettres, 23% par les colis
postaux et la logistique, 14% par les services
financiers et 5% par d’autres services.
Les
innovations
La
politique sectorielle
1.
Contexte
Au niveau mondial, on dénombre
aujourd’hui plus de 650 000 bureaux de
poste et environ 5 millions d’employés
traitent quotidiennement un volume de 20 millions
de lettres. Les services postaux représentent
pour les populations, notamment celles défavorisées,
un des plus importants moyens de communication
du point de vue des transmissions de courrier
et des transferts de fonds. Au Sénégal,
le secteur postal traditionnellement constitué
du service universel du courrier, des services
financiers postaux, et aujourd’hui d’une
diversité de services postaux à
valeur ajoutée, occupe une place importante
dans l’économie nationale. Il fait
partie du secteur des services, qui représente
plus de 50 % de la PIBE du pays. Les activités
postales occupent une population active de 3
000 personnes environ, auxquels viennent s’ajouter
les nombreux emplois indirects des secteurs
connexes (transports, imprimerie…)
Le secteur postal est constitué
des activités suivantes :
- la poste aux lettres ;
- la messagerie comprenant les paquets et
les colis. Cette activité s’est
diversifiée avec l’intégration
progressive de services à valeur ajoutée
en amont et en aval de la chaîne logistique
;
- les mandats postaux et les transferts rapides
de fonds ;
- les services financiers : chèques
postaux et caisse d’épargne,
paiement ;
- les autres services postaux à valeur
ajoutée développés sur
la base des technologies de l’information
(gestion des adresses, publipostage, gestion
du courrier des grands clients,, internet,
échange électronique de données
– EDI, e-commerce…).
Bien que traditionnellement
fournies dans un cadre monopolistique, les activités
postales sont aujourd’hui réalisées
par différents acteurs nationaux et étrangers
parmi lesquels :
- les intégrateurs
internationaux ;
- les sociétés de transit ;
- les sociétés d’envoi
express ;
- les banques ;
- le secteur informel ;
- l’opérateur public la SN LA
POSTE.
Au Sénégal, ces
évolutions accentuent le décalage
entre le cadre légal et réglementaire
en vigueur, basé sur le monopole, et
la réalité de marché postal
caractérisée par une concurrence
de facto.
Transformée en société
nationale en 1995, LA SN LA POSTE représente
un volume annuel de courrier d’environ
18 millions de lettres et 500 000 paquets et
colis. Elle a collecté, au titre de la
Caisse Nationale d’Epargne, un montant
de 15,9 milliards de FCFA de dépôts
en 2001. Les volumes de transfert à travers
les CCP, les mandats et autres modes de transfert,
dépassent les 120 milliards de FCFA par
an.
En 2001, la SN LA POSTE employait
environ 1700 personnes et a réalisé
un chiffre d’affaires de 7,9 milliards
de FCFA, et une valeur ajoutée de plus
de 6 milliards de FCFA.
Avec 135 bureaux de poste et
une trentaine de « postchances »
(points de services postaux dont le nombre est
appelé à croître dans les
mois qui viennent), la SN LA POSTE dispose de
l’un des réseaux de services de
proximité les plus denses au Sénégal.
L’introduction des nouvelles
technologies dans le marché postal a
entraîné une diversification des
produits, des services, et des innovations dans
l’offre qui relèguent certains
services et produits postaux à l’obsolescence.
En même temps, ce bouleversement technologique
a suscité des besoins nouveaux, et ouvrent
de nouvelles perspectives. Les nouvelles technologies
ont affecté les modes de production,
de distribution et d’organisation des
entreprises postales qui ont été
conduites à mettre en œuvre des
réformes structurelles pour s’adapter
au nouveau contexte et assurer la continuité
de leurs activités.
2.
Objectifs
Le gouvernement qui est conscient
que la condition absolue du succès de
la réforme postale et de l’atteinte
des objectifs mentionnés ci-après
réside dans l’amélioration
de la gouvernance et la clarification des relations
entre l’état et la SN LA POSTE.
Toutes les mesures nécessaires seront
prises pour satisfaire cette condition. Parallèlement,
les objectifs qu’entend poursuivre le
gouvernement pour le développement du
secteur postal, conformément à
la stratégie postale de Beijing définie
par l’union postale universelle, couvrent
cinq axes :
1. améliorer
la performance globale du secteur postal par
une ouverture progressive du marché
au secteur privé ; 2. mettre à niveau
le cadre juridique et réglementaire,
et renforcer la fonction de régulation
sectorielle ; 3. sauvegarder le droit à
la communication des citoyens à travers
un mécanisme de financement adéquat
du service universel postal ; 4. transformer l’opérateur
postal historique, la Société
Nationale LA POSTE, en une entreprise moderne
et efficace, à travers la mise en place
d’un Plan Stratégique qui permettra
à l’Opérateur Postal historique
d’évoluer dans un cadre concurrentiel
; 5. promouvoir le développement
soutenable des services financiers postaux
afin d’offrir à une plus grande
partie de la population un accès plus
large à des services d’épargne,
de prêts et d’assurances, et des
opportunités accrues d’utiliser
l’épargne mobilisée en
faveur de l’investissement privé.
Le gouvernement du Sénégal
exprime ainsi sa volonté de faire du
secteur de la poste, un support moteur de l’économie
nationale. Le suivi de la réalisation
de ces objectifs sera assuré en référence
aux dates butoirs spécifiées en
annexe 1 et aux indicateurs de performance détaillés
en annexe 2.
3.
Stratégie de développement sectoriel
L’essor de l’économie
postale appelle de nouvelles orientations stratégiques
et des réformes profondes, qui font l’objet
d’un programme impliquant le Gouvernement,
l’Opérateur Public Poste, et les
autres acteurs du secteur (notamment les concurrents,
les consommateurs, les fournisseurs).
Pour atteindre les objectifs
définis ci-dessus, le Gouvernement entend
mettre en œuvre une stratégie basée
sur quatre principaux axes :
3.1. organisation du
secteur postal
Le gouvernement du Sénégal
entend promouvoir le secteur postal autour
de l’organisation des missions confiées
à l’opérateur public la
SN LA POSTE (service universel, service public,
service réservé), et de l’ordonnancement
juridique du secteur (relations avec l’autorité
de tutelle et avec l’actionnaire).
Jusqu’ici la réglementation
postale issue du traité de la Conférence
des Postes et Télécommunications
de l’Afrique de l’Ouest (CAPTEAO)
conférait à l’opérateur
public un monopole sur l’ensemble du
courrier d’un poids inférieur
ou égal à 2 kilogrammes. Néanmoins,
les besoins de la clientèle ont induit
une ouverture de fait de certains segments
à la concurrence.
Prenant acte de ces évolutions
qui rendent obsolètes le cadre législatif
et réglementaire actuel, le gouvernement
a décidé d’adapter ce
cadre et d’ouvrir légalement
à la concurrence certains segments
de marchés aujourd’hui de facto
libéralisés, tels que détaillés
ci-après. A l’avenir et en fonction
des évolutions du secteur, une plus
grande ouverture à la concurrence pourra
être progressivement mise en œuvre.
a) le service
postal universel
En partant des principes
directeurs retenus par l’Union Postale
Universelle (UPU), le gouvernement du Sénégal,
pour défendre et sauvegarder le droit
à la communication de tous les citoyens,
définit le Service Postal Universel
(SPU) comme suit.
- le service universel
du courrier circonscrit :
• à la levée, le tri,
le transport et la distribution des envois
postaux jusqu’à 2 kilogrammes,
• aux services relatifs aux envois
recommandés, avec valeur déclarée,
par express et à livraison attestée
;
- les services de paiement
de mandat.
Le SPU doit être
assuré dans le respect des principes
d’équité, de pérennité
et d’adaptabilité en recherchant
la meilleure efficacité économique
et sociale.
En complément à
cette définition du SPU, le gouvernement
adopte la classification de services postaux
ci-après.
b) le service
public des postes qui comprend :
• le service postal
universel
• les services financiers postaux
: le compte courant postal et le compte
d’épargne
c) Les services
réservés (SR), concession d’une
partie du service postal universel à
un opérateur désigné
comme fournisseur du service postal universel.
Ces SR concernent :
• la levée,
le tri, le transport et la distribution
des envois postaux jusqu’à
500 grammes ou jusqu’à un prix
égal à 5 fois le premier échelon
du tarif postal ;
• les services relatifs aux envois
recommandés, avec valeur déclarée
;
d) La société
nationale LA POSTE est désignée
comme opérateur public et fournisseur
du service postal universel et, à ce
titre est concessionnaire du service réservé.
Un cahier des charges préparé
par l’autorité de régulation
définira les droits et obligations
de la SN LA POSTE au regard de la mise en
œuvre du service universel.
En contrepartie des coûts
liés aux obligations de service universel,
le gouvernement s’engage à mettre
en place un mécanisme de compensation
annuelle des charges supplémentaires
générées par la fourniture
du service postal universel sur l’ensemble
du territoire national.
e) L’Etat
actionnaire et la SN LA POSTE s’entendront,
sur une base contractuelle, sur les objectifs
assignés à la SN LA POSTE (performance
financière, productivité, qualité
de service…) et les droits et obligations
réciproques sous-jacentes, en particulier
en ce qui concerne la prise en compte des
coûts liés aux obligations de
service public.
3.2. Organe de régulation
et ordonnancement juridique du secteur
En application de la loi
portant « cadre de régulation
pour les entreprises concessionnaires de service
public », le Gouvernement s’engage
à mettre en place dans les meilleurs
délais, un organe chargé d’assurer
la régulation du secteur postal, de
réglementer les transactions commerciales
qui s’y opèrent et de clarifier
ainsi les statuts, rôles, et responsabilités
des différents intervenants, notamment
en ce qui concerne la prise en charge du service
postal universel. Un cadre juridique de régulation
postale (actes législatifs et réglementaires)
sera mis en place à cet effet.
Pour ce faire et dans les
meilleurs délais, les activités
de l’Agence de Régulation des
Télécommunications (ART) pourront
être étendues, et il sera créé
au niveau de cette agence un département
chargé de la régulation du secteur
postal.
L’organisation et le
fonctionnement de ce département feront
l’objet d’un additif à
la loi portant code des télécommunications.
3.3. Programme de modernisation
de l’opérateur historique
Afin d’améliorer
sa performance globale et de réduire
le coût de la fourniture du service
postal universel, l’opérateur
historique doit être modernisé
et se préparer à faire face
à la concurrence croissante dans le
secteur.
Un plan stratégique
de l’entreprise, qui s’inscrit
dans le cadre de la stratégie de développement
sectoriel du Gouvernement, sera mis en œuvre
afin de permettre à la SN LA POSTE
d’accroître sa productivité
et d’adapter la qualité de ses
services aux normes internationales et aux
besoins de la clientèle. Les objectifs
stratégiques visés par ce Plan
à l’horizon 2006 concernent :
- la restructuration financière
;
- la modernisation de l’équipement
et du fonctionnement du réseau ;
- l’adaptation de l’offre de
services à l’évolution
de la demande ;
- la filialisation des services soumis à
la concurrence, en particulier les services
financiers et les activités d’express.
Ce plan stratégique
à moyen terme, sous-tend le programme
continu d’amélioration du fonctionnement
et de la performance de la SN LA POSTE.
3.4. Services financiers
postaux
Dans ce secteur, la SN LA
POSTE constitue un vecteur irremplaçable
pour l’accès des populations
défavorisées et vivant en milieu
rural ou péri-urbain aux services financiers
de base. De plus, dans le cadre du projet
de la Banque centrale relatif au développement
de l’interbancarité et des services
monétiques et services de paiement
basés sur les nouvelles technologies,
projet dans lequel la SN LA POSTE occupe une
place de premier plan, le Gouvernement a décidé
par directive présidentielle de la
filialisation des services financiers postaux.
Cette mesure permettra d’accroître
le taux de bancarisation des populations,
de renforcer la collecte de l’épargne
domestique à destination de l’investissement,
et d’offrir un support de consolidation
des activités des institutions financières
mutualistes. Grâce à la bancarisation
de ses services financiers, la SN LA POSTE
pourra consolider sa part de marché
global par un enrichissement de sa gamme de
produits et services, et un renforcement de
sa force de vente.
Le
service universel
En partant des principes directeurs retenus
par l’Union Postale Universelle (UPU),
le Gouvernement du Sénégal, pour
défendre et sauvegarder le droit à
la communication de tous les citoyens, définit
le Service Postal Universel (SPU) comme suit.
- le service universel du
courrier circonscrit :
• à la levée, le tri, le
transport et la distribution des envois postaux
jusqu’à 2 kilogrammes,
• aux services relatifs aux envois recommandés,
avec valeur déclarée, par express
et à livraison attestée ;
- les services de paiement
de mandat.
Le SPU doit être assuré dans le
respect des principes d’équité,
de pérennité et d’adaptabilité
en recherchant la meilleure efficacité
économique et sociale.